Le Charme commun : un arbre de charme

[carpinus betulus]

Dans les siècles passés, le Charme commun était utilisé pour la fabrication d’objets qui ne s’usent pas : moyeux, roues dentées, presses à cidre, charronnage.
Son bois est si dur que l’on disait : « se porter comme un Charme … » pour évoquer la bonne santé de quelqu’un.

Charme commun

Le Charme est reconnaissable
à son écorce grise et lisse.
Son bois est homogène, très dur et lourd, difficile à travailler et à fendre.

Enfin, le Dr Bach (inventeur des élixirs floraux) disait aussi du Charme et de sa fleur qu’elle « nous redonne confiance en notre capacité à affronter des montagnes d’épreuves ».

Samares du Charme commun

Ses fruits (samares) sont disposés en grappes pendantes

Son feuillage est dense et c’est pour cela qu’il a souvent été choisi pour composer des haies. Ses feuilles sont d’un vert tendre du printemps jusqu’au début de l’automne. Elles brunissent ensuite pour sécher et rester sur l’arbre durant tout l’hiver.
Comme il supporte très bien la taille, on le choisit souvent pour former des haies mono-essence dans les grands jardins avec des formes fantaisistes (les charmilles).

Il peut prendre toutes les formes qu’on veut lui donner (tunnel, arc de verdure, …).

On peut aussi le laisser grandir dans un alignement avec des Chênes, des Erables et des arbustes.
Dans tous les cas, le Charme est un excellent choix d’arbre pour composer une haie car c’est l’une des rares essences à bien supporter la demi-ombre de ses voisins et l’humus produit par la décomposition de ses feuilles possède une action protectrice pour le sol.

Culture et sols du Charme

Le Charme peut donc pousser en pleine lumière bien qu’il préfère l’ombre de ses voisins pour y vivre caché et sans intention de les supplanter au bout de quelques années (comme le fait le Hêtre).
Il peut atteindre 20 à 25 m de hauteur dans des conditions qui lui sont favorables mais il ne dépassera rarement 8 m si on le taille régulièrement.
Il préfère les sols profonds, argileux ou limoneux bien frais mais dépérit sur les sols trop compacts, trop secs ou trop acides.
Son système racinaire peu profond le rend sensible au vent et à la sècheresse.