Le Cormier – le grand fruitier oublié

[sorbus domestica]

Le Cormier est un arbre d’origine méditerranéenne autrefois cultivé en France pour son bois (ébénisterie), sa grande productivité fruitière et ses vertus médicinales. Victime du remembrement au milieu du XXè siècle, il s’est vite retrouvé en concurrence avec d’autres variétés fruitières plus rapidement productives (pommiers et poiriers communs) et a ainsi été délaissé.
Arbre de lumière, il adore le soleil et la chaleur et cela en fait un candidat aux essences qui résisteront aux grandes sécheresses.
A maturité, il peut atteindre 20 mètres de hauteur en isolé et de 10 à 15 mètres en bosquet ou dans une haie.

Feuillage et Fruits du Cormier
Le Cormier est un fruitier très généreux. ici ses fruits : les cormes.

Au printemps, des fleurs blanches apparaissent, réunies en corymbes. Puis en fin d’été, les fruits se développent et donnent des cormes en forme de petites poires de couleur jaune-vert avec des nuances de rouge.

C’est l’hiver que les cormes peuvent se consommer.
Elles doivent être cueillies blettes.

Aujourd’hui, c’est un arbre qui mériterait d’être davantage cultivé à la fois pour son bois et pour ses fruits qui peuvent être cuisinés pour donner de très bonnes compotes ou confitures.

Culture et sols du Cormier

Le Cormier est très résistant à la sécheresse et aux maladies quand il a passé les 3 premières années de son implantation.

Il adore le soleil et la chaleur mais la mi-ombre peut éventuellement lui convenir.
On peut le planter en arbre isolé, éloigné des autres arbres dans un grand jardin ou une parcelle, ce qui donnera un bon choix esthétique.

Il réussit également très bien dans une haie bocagère avec des pommiers ou des poiriers sauvages.
Il accepte très bien les sols calcaires mais il préférera un sol riche, profond et surtout bien drainé.